État des maisons de la ville et des fauxbourgs de Nancy, par Paroisses, Rues & Numéros

Cet État des maisons de la ville et des fauxbourgs de Nancy est un recensement des habitants en 1767, réalisé par paroisse, par rue et par maison. Ce document pouvait servir à la fois de cadastre, d'annuaire ou de registre des maisons de Nancy. Nous explorons ainsi :

  • la ville vieille :
    • paroisse Notre Dame
    • paroisse Saint-Epvre
  • la ville neuve :
    • paroisse Saint-Roch
    • paroisse Saint-Sébastien
    • paroisse Saint-Nicolas
  • les faubourgs :
    • paroisse Saint-Pierre
    • paroisse Saint-Fiacre

Tandis que les noms de paroisse, de rue, d'hôtel particulier ou d'institution, et les numéros sont majoritairement imprimés, le nom des habitants est renseigné de façon manuscrite, avec mention parfois des métiers et positions sociales.

Il est intéressant de feuilleter ce recensement des habitants, avec l’espoir de retrouver peut-être le nom de l’un de ses aïeuls et de s’imaginer une bribe de son existence, de s’immerger dans son quotidien, dans une ville où fleurissaient boutonniers, orfèvres, perruquiers, horlogers, paveurs, vinaigriers, sabotiers, chaudronniers, bonnetiers.

D’ailleurs, nous nous sommes prêtés au jeu… Le site de l’actuel hôtel de la Monnaie, construit vers 1720, attribué à Germain Boffrand, et qui abrite aujourd’hui les Archives départementales, avait notamment comme voisins dans la "Ruë de la Monnoye" deux peintres (Charles Desvarennes et un certain M. Hass), les Dames Prêcheresses et les Religieux de Clairlieu (p. 35 et 41).

En 1611, un plan de la ville dressé par Claude de la Ruelle mentionne notamment le prieuré des Dames de l’ordre de Saint. Dominique, dites les Dames Prêcheresses, comme voisin de l’hôtel de la Monnaie (La ville de Nancy, Capitale de Lorraine, pourtraicte au vif comme elle est ceste année 1611 ; cote : 1 Fi 114).

Quant aux religieux de Clairlieu, il en est fait à nouveau mention au XIXe siècle, lorsque l’abbé Jean-Jacques Lionnois explique la toponymie de la rue en 1811 : " La rue de la Monnoie tire son nom de l’Hôtel de la Monnoie qui y est situé, et en occupe avec l’Hôtel de Clairlieu presque tout le côté méridional " (Histoire des villes vieille et neuve de Nancy, depuis leur fondation, jusqu’en 1788, 200 ans après la fondation de la Ville-Neuve. Tome I. p. 41 ; cote : 8 MI 1).

Afin de compléter les informations retrouvées dans l’État des maisons de la Ville et des Fauxbourgs de Nancy et d’appréhender davantage leur population, les registres paroissiaux, les archives notariales, en particulier les ventes, les contrats de mariage et les inventaires après décès, peuvent, entre autres sources d’archives, fournir des données généalogiques, témoigner de la sociabilité, connaître l’agencement des maisons ou les conditions de logement, etc.